1er mai : nous agents, syndiqués FO, nous résistons et revendiquons…

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO , nous ne pouvons pas nous taire sur la prochaine mauvaise réforme de l’assurance chômage et son incidence directe à Pôle emploi.

Par les seules volontés du gouvernement et du patronat, au 1er juillet prochain, les conditions de calculs des droits au chômage évoluent en profondeur, tournant le dos au paritarisme, dans une logique d’érosion de la protection sociale.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, nous ne voulons pas réduire, parfois jusqu’à 43%, les allocations des demandeurs d’emploi.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, nous ne voulons pas accentuer la précarité d’1,15 million d’allocataires.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, ne pouvons pas accepter une discrimination des plus précaires (permitants, smicards, femmes enceintes entre autre).

Les agents de Pôle emploi ne sont pas les ennemis des précaires, leur rôle est au contraire de les accompagner ! FO dénonce la mise en œuvre d’une contre-réforme, véritable « mise en danger volontaire des personnels de pôle emploi », notamment pour nos collègues chargés de notifier leurs allocations aux usagers. Cette mise en danger, accentuera les violences déjà subies : altercations, dégradations multiples, usages d’armes à feu, jusqu’au décès récent d’une de nos collègues.

Plus jamais ça !

Alors, nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, refusons une réforme de l’assurance chômage qui ne vise qu’à faire 2,3 milliards d’économie sur le dos des demandeurs d’emploi.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, refusons ces économies, quand dans le même temps, des 10aines de milliards d’aides aux entreprises soient distribués sans aucune contrepartie.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, redoutons l’explosion du nombre de chômeurs sous l’effet de la crise sanitaire. Sans moyen supplémentaire, nous ne pourrons qu’être témoin d’une dégradation de la qualité de notre travail.

Pour la direction de Pôle emploi, une seule logique : produire plus, toujours avec moins, au détriment des usagers, du bon calcul de leur droit et de leur accompagnement !

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, n’acceptons pas la surcharge de travail, et l’envolé du nombre de demandeurs d’emploi à suivre par conseiller.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, n’acceptons pas que l’accompagnement des privés d’emploi soit assuré par des salariés précaires de Pôle emploi.

Nous agents de Pôle emploi syndiqués FO, défendons les conditions de travail de nos collègues, malgré la répression.

Face à la légitime représentation du personnel, Pôle emploi bafoue le droit du travail, judiciarise les rapports sociaux, allant jusqu’à licencier un représentant du personnel. Après 4 mois de mise à pied sans salaire, notre camarade Luc PERROT s’est ainsi vu licencié pour insubordination et excès de la libre expression de salarié ! Cette sanction intervient après 4 années de harcèlement moral et syndical subit par notre camarade.

A Pôle emploi comme ailleurs, la répression syndicale va bon train, par un patronat décomplexé.

La répression syndicale partout où elle s’exerce, est inacceptable.

Il y a quelques jours, nous célébrions les 150 de la commune de Paris, aujourd’hui nous célébrerons le 1er mai, celui des luttes sociales. Alors, nous réaffirmons clairement, notre fidélité aux valeurs de la charte d’Amiens. Déterminés, nous continuerons à défendre les intérêts de nos collègues, comme ceux des usagers, n’en déplaise à nos directions, de Paris et de Rennes !

La section syndicale Force Ouvrière de Pôle emploi Bretagne
Rennes le 1er mai 2021