Projet de convention Tripartite

CCE extraordinaire, lundi 07 octobre 2019

Convoquée pour une consultation sans information préalable sur le projet de convention tripartite, notre délégation au CCE a fait la lecture d’une déclaration préalable. Au travers de celle-ci, nous avons clairement indiqué que cette convention émanait principalement des tutelles gouvernementales et que nous avions surtout pour notre part des questions urgentes à poser au directeur général sur la situation sanitaire en Normandie (Rouen).

Le directeur général a estimé en substance que tout ce que nous dénoncions n’avait pas grand-chose à voir avec la tripartite, nouveau dispositif d’indemnisation des demandeurs d’emploi compris. Dont acte. Nous avons alors rappelé au DG que corréler les nouvelles dispositions d’indemnisation des DE (ne parlons plus de convention d’assurance chômage tant ce texte est une pure émanation du gouvernement qui s’impose unilatéralement par décret aux DE) à la tripartite c’était d’autant moins une vue de l’esprit syndical que cette dernière a précisément été retardée à cause du temps pris par le gouvernement pour mener à bien son hold-up sur le régime d’assurance-chômage.

Quant au sort fait aux demandeurs d’emploi par ces dispositions et à ses conséquences antisociales pour les eux, et pour les collègues en charge de leur accueil et de leur indemnisation éventuelle, là encore, ce n’est pas une lubie syndicale mais comme nous l’indiquons dans notre déclaration le fruit d’une étude prospective de l’UNEDIC, l’un des trois signataires de cette fameuse tripartite !

Bref, si le satisfecit du directeur général était prévisible sur la tripartite, il ne nous a pas pour autant convaincu et nous demeurons plus qu’inquiets quant aux orientations stratégiques à venir pour les années 2020-2022.

Le vote sur ce projet a été le suivant : 5 pour (CFDT/CGC) 3 contre (SNU/CGT) 3 abstentions (CFTC/SNAP) et 4 NPPV (FO). Les abstentions valant vote négatif, cette consultation s’est donc soldée pour la DG par un rejet majoritaire du projet.

Pour FO se prononcer sur un projet, et non le texte final, sans information préalable qui plus est, et avec zéro marge de manœuvre au regard de nos alertes pour le faire évoluer n’avait pas véritablement d’objet.