Malaise dans l’encadrement

Depuis des années, en échangeant avec nos collègues, la perte de repères au travail et le sens donné aux actions reviennent continuellement.

Possiblement, l’arrivée de Jean BASSERES et la mise en place d’un nouveau management en mode « Start-up » ont amplifié ce sentiment. Aujourd’hui le virage pris s’accentue, laissant de plus en plus de salariés sur le bas-côté. Il suffit de constater le nombre de burn-out, bore-out et d’arrêts de travail de plus ou moins longue durée. Depuis ces derniers mois, voir ces dernières années, le management intermédiaire semble de plus en plus désemparé.

Nous ne comptons plus le nombre de démissions d’encadrants, qui ne se retrouvent plus dans la politique de management imposée par la direction. Pourtant, l’objectif de Pôle emploi n’a pas changé : « s’occuper des demandeurs d’emploi ». Les dérives du pseudo management collaboratif conduisent à s’éloigner de cet objectif au profit d’actions qui se veulent autant visibles que, parfois, ridicules.

A cela s’ajoute une absence de cohérence dans ce management en lui-même, entre ordres et contre-ordres. Pour plus d’« d’efficience », on assiste à un transfert de tâches, voir, d’une partie de la charge de travail des hauts managers et fonctions appui vers les managers de proximité, et des managers de proximité vers les conseillers. La polyvalence à outrance, la charge de travail, la gestion imposée de la pénurie, sont le lot quotidien, et conduisent parfois au surmenage.

Et que penser du sentiment d’isolement qui envahit certains. Mais, est-ce sans doute là, encore un effet de la politique de la QVT prônée par la Direction, et qui pourtant, nous promettait le bonheur pour tous !